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L'atelier poids lourds - Le centre de tri ...

 

L'usine de production de vapeur

Usin de production de vapeurL’incinérateur de Neder-Over-Heembeek existe depuis le 31 décembre 1985, et a été modernisé en 1998 et 1999.
Les déchets ménagers non triés et mis en sacs blancs sont incinérés en cette installation de Bruxelles, ainsi que la part des déchets non recyclables. Ce tonnage collecté par Bruxelles-Propreté et apporté à l’usine diminue partiellement ces dernières années au profit des tonnages collectés sélectivement qui sont en augmentation régulière.
A Bruxelles, l’énergie produite par l’incinération est récupérée par une centrale de production d’électricité. On parle dans ce cas de valorisation énergétique des déchets.

Chiffres en tonnes
2009
2010

Apports totaux UIOMB

496 889

461 947

ABP

388 234

356 683

Capacité commercialisée

108 655

105 264

 

 

 

Vapeur

1.289 330

1.182 815

 

 

 

Mâchefers

92 288

80 677

Cendres volantes

8 057

7 280

Ferraille

7 106

6.788

Gâteaux

674

586

Sels

3 253

2 799

 

 

Electricité brute GWh

281

256

Consommation usine GWh

41

37

Production réseau GWh

240

219


Cette installation génère donc de la vapeur surchauffée afin de produire de l’électricité. Cette vapeur est envoyée dans 3 turbines appartenant à Electrabel.
L’usine traite annuellement environ 515.000 tonnes de déchets combustibles.
Elle donne à la Région son indépendance pour une réelle politique des déchets.


Comment fonctionne cette installation ?
On peut observer 3 circuits, comme dans toute centrale de production d’électricité à l’aide de combustibles solides.
Le circuit des combustibles (les déchets ménagers non triés)                     Ici les déchets sont chargés dans une trémie, descendent ensuite par gravité, tombent sur une table d’alimentation et de là arrivent sur la grille inclinée où ils sont brûlés. Les résidus ou mâchefers sont déferraillés et utilisés actuellement comme matériau de remblai dans des travaux routiers aux Pays-Bas.
2ème circuit : celui de l’eau, de la vapeur, de l’électricité.                         L’eau est transformée en vapeur dans les tubes de la chaudière. Ensuite la vapeur d’eau surchauffée par la combustion de gaz naturel est envoyée vers la centrale d’Electrabel, juste à côté de l’usine, où 3 turbines de 17 mégawatt produisent de l’électricité. Environ 5% de la quantité nécessaire à la Région Bruxelloise est produite ici.
3ème circuit : les fumées de combustion.                                                     Les fumées passent à travers la chaudière et sont refroidies par de l’eau circulant à contre courant, puis traversent des électrofiltres qui captent 98 à 99% des poussières. Les cendres volantes sont valorisées comme matériau de remplissage dans les mines de charbon en Allemagne.

Un système complémentaire d’épuration des fumées a été installé; il s’agit d’une installation par voie humide.


Qu’est-ce que le « lavage » des fumées ?
Ce système épure les fumées au moyen d’eau et d’un réactif chimique liquide, la soude caustique.
Le « lavage » s’effectue en 3 étapes :

  1. Un premier laveur neutralise les acides (acides chlorhydrique et fluorhydrique), et capte les métaux lourds. Les fumées passent à grande vitesse à travers des rideaux d’eau qui captent certains polluants au moyen du réactif, l’hydroxyde de sodium (NaOH).
  2. Un second laveur capte le dioxyde de soufre ainsi que les dioxines et les furannes : les réactifs sont encore l’hydroxyde de sodium qui capte le dioxyde de soufre ainsi que le charbon actif qui capte les dioxines, les furannes et le mercure.
  3. Après les deux laveurs, des électroventuri captent les dernières poussières et gouttelettes.

Aucun rejet en ce qui concerne les effluents liquides.
L’eau utilisée dans le lavage des fumées est purgée et traitée sur le site :

  1. Dans la station de traitement des eaux.
  2. Dans une installation d’évapo-cristallisation

En fin de traitement, l’eau est réinjectée dans le procédé au niveau des laveurs.
Il n’y a donc pas d’eau rejetée, ni dans la Senne, ni dans un égout, ni dans le canal.


Où est passée la pollution ?
En bout de chaîne, nous trouvons :

  1. des « gâteaux » contenant les métaux lourds extraits des fumées par lavage. Une tonne de déchets = 1 à 2 kg de gâteaux évacués vers une décharge de classe 1 (déchets dangereux).
  2. Des sels d’une qualité proche de celle des sels marins, qui sont valorisables (environ 3.000 tonnes par an).

Données d’exploitation
Les déchets ménagers non triés et mis en sacs blancs sont valorisés énergétiquement en cette installation de Bruxelles. Ce tonnage collecté par Bruxelles-Propreté et apporté à l’usine diminue partiellement ces dernières années au profit des tonnages collectés sélectivement qui sont en augmentation régulière. L’usine traite annuellement environ 515.000 tonnes de déchets combustibles.

Emissions
Les valeurs mesurées en matière d’émissions indiquent que la directive Européenne d’application aux installations existantes, la CE 89/429 est  très largement respectée.
Quant à la nouvelle directive 2000/76/CE du Parlement Européen du 4 décembre 2005 à cette installation, on constate que le traitement complémentaire des fumées installé répond déjà à la majorité des exigences en matière de polluants traités.
Une installation de traitement des oxydes d’azote dans les fumées est en cours de construction afin de respecter les performances en matière de NOx de la directive et même d’aller au-delà
(70 mg/Nm3).

 

 


 

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5/12/2011 8:51:10 PM